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Chers lecteurs,

Bienvenus dans « les dossiers de Cassandra ».

Ici, vous trouverez des analyses, de la prospective ainsi que des réactions à chaud sur l’actualité ou concernant son interprétation.

Les sujets traités seront en lien avec la politique française et européenne, les relations internationales, l’Histoire, et peut-être, qui sait, des articles qui auront pour ambition de nous faire prendre un peu de hauteur.

Ce blog s’inscrit dans une démarche expliquée dans la rubrique « A propos », aussi, ne s’agit-il pas de plaire, ni même de convaincre immédiatement. Il s’agit d’exercer une action politique à l’échelle personnelle d’un simple citoyen.

Avec ces faibles moyens je tâcherai de jouer mon rôle tant que la situation le permettra.

L’objectif des « dossiers de Cassandra » est de tenter d’éviter qu’une catastrophe se produise d’ici peu, en faisant prendre conscience que nous sommes collectivement responsables de cet état de fait. Il ne sert à rien de se plaindre d’une situation si on l’entretient dans un même temps.

Il est ridicule d’en appeler au renouvellement de la classe politique sans faire l’effort de rentrer dans l’arène politique.

Il faut comprendre qu’un régime démocratique est une lutte incessante des démocrates afin que le pouvoir réside véritablement entre les mains du peuple.

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Yves, tu me manques.

       Je l’ai dit, je n’ai pas de télé. Mais j’aimais bien suivre sur internet l’émission d’Yves Calvi, «C’est dans l’air», parce qu’on pouvait y voir une volonté de reporter les faits de la façon la plus objective possible. Quand il est parti, j’ai arrêté, tout de suite, le nouveau pool de présentateurs et la qualité des invités ont beaucoup baissé, même si certains indéboulonnables peuvent encore tenir des propos cohérents et intéressants.

Aucun d’entre eux n’étaient présents lors de l’émission du 15 mai 2018, ici en lien, sur laquelle je suis tombé par hasard aujourd’hui.

D’habitude ce tissu d’immondices n’adhère pas sur ma peau de reptilien endurci. Je laisse à ceux qui aiment se faire déféquer dans les oreilles le plaisir de le faire en solitaires. Encore une fois, je n’ai pas de télévision.

Mais là, j’ai pu constater qu’on été entrés dans la quatrième dimension, voire dans le quatrième Reich. T’inquiètes, d’emblée, l’échelle à Godwin, j’en fais mon esclave à la fistinière.

La présentatrice, Caroline Roux, commence son speech en faisant du «bain de sang» de 60 morts palestiniens et 2000 blessés, un jour historique. Alors qu’en même temps, les Etats-Unis (EU) fêtaient l’inauguration de leur nouvelle ambassade à Jérusalem. Genre, on célèbre par la même occasion le bilan du côté palestinien; sinon pourquoi faire le parallèle? Et peut-être que la Caroline aurait voulu que le gouvernement israélien boycotte ou se mette à pleurer pendant la cérémonie?

Je passe sur le titre de l’émission «Trump met-il le feu au Proche-Orient?» qui donne le ton de la neutralité du débat. L’introduction ne laissait que peu de doute sur son orientation. Les intervenants ont ôté les derniers qui restaient.

Je pourrais revenir sur chaque mensonge, mais cela prendrait trop de place. Parce qu’on a parfois atteint des moments de délire pure, allant à critiquer les choix confessionnels, sous-entendant carrément un complot juif, alors que l’attachement des juifs à Jérusalem et à Israël n’est pourtant pas un secret, et n’a rien de honteux, on a pu assister à tous les clichés dignes des années 30.

Caroline Roux ne pouvait empêcher ses petits frémissements de bonheur chaque fois qu’on allait plus loin dans la calomnie, ni des moues d’agonie dès que certains, pour ne pas passer totalement pour des ignares, rappelaient de temps à autre qui étaient les zentipalos, que «massacraient» les méchants israéliens.

François Clémenceau, rédac-chef au JDD, je le promeus au grade de rédac-maréchal des journalopes du dimanche, c’est bien, ça restera un JDD. Lui, il n’aime pas faire de l’arithmétique de base. Il faut qu’il se réfugie, comme toutes les suceuses de la cauzepaloz, dans l’inconscient des sionards. Les faits leur donnent tort tous les jours de leurs vies, et ça remonte à l’époque où leurs ancêtres dans la profession dénonçaient déjà des juifs à la gestapo en masse; donc faut pas me parler d’occupation de 67, parce que dans les faits, rarement, voire, jamais, un pays n’a pris autant soin de ses pires ennemis, comme Israël le fait. Et si toi pas comprendre, toi utiliser google pour chiffres officiels ONU.

Je ne vais pas citer chaque intervenant, non plus; pour ne pas participer à gonfler leur notoriété, et, il s’agit de femmes; avec ce que Roux se prend ici, je tiens quand même à certains de mes principes, et je ne vais pas prendre le risque qu’on confonde mon propos avec de la misogynie.

Mais il y en a un que je vais nommer, c’est Dominique Moïsi.

Les seules paroles sensées qu’il prononçait portaient sur la nouvelle place de la Russie. J’ai regretté, que pas une seule fois il n’aboutissait à quelque chose de concret. Ses conclusions étaient les points de départ d’une véritable analyse de la situation au PO.

Mais on ne s’était pas rassemblés autour du chaudron pour analyser ou décrypter quoi que ce soit pour les téléspectateurs.

Il faut partir du constat que presque tout est sujet à controverses et à sonder les anus des mouches, dans notre belle société libre. Il y a, cependant, trois thèmes, qui allient tous les courants de pensées sans exception, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche.

Quand il s’agit de critiquer les EU, on assiste à la curée tes teckels jaloux, c’est beau de mordre ceux qui vous protègent le cul.

Ensuite, l’islamisme n’a rien à voir avec l’islam.

Enfin, Israël a toujours tort.

Donc, nous y voilà. D’abord, j’estime que la capacité des invités à lire aussi clairement dans l’inconscient des Israéliens, voire, des juifs, est très exagérée, je la suppose même fantasmée. Je ne pense pas parler que pour moi, en demandant qu’ils se limitent aux faits.

Et au droit.

Parce qu’aucun de ces spécialistes de la propagande de leurs poches, ne rentre dans le fond quand il s’agit du droit. Tous ont reconnu que des éléments armés tiraient parmi les manifestants. La volonté de passer illégalement la frontière pour y développer leur émeute de fellahs nazifiés, n’est pas un droit garanti par aucune convention.

En revanche, le droit de tirer sur cette horde de zombies auto-destructice, est lui, bien garanti par le droit international de la guerre. Les Traités internationaux portant sur les crimes de guerre condamnent dans cette situation exclusivement le Hamas, pour utilisation de civils comme boucliers humains.

Le droit international est aussi relativement clair concernant le déplacement de l’ambassade des EU.

Contrairement à ce que la simplette a dit, le déplacement d’une ambassade, ne peut pas être unilatéral. Cette décision est uniquement bilatérale entre le pays hôte et le pays de l’ambassade. Et personne n’a de titre à intervenir dans cette décision. Ni la prod de «C’est dans l’air», ni le vendeur de kebabs rageux, auditeur des GG.

Ce regard biaisé des faits, était marquant dans un des reportages dans lequel on refaisait l’histoire. On ne mentionne même pas que la Jordanie a annexé la Judée-Samarie entre 1948 et 1967. Non, la journalope au commentaire passe directement du plan de partage de 1948 à la conquête de 1967. Tu m’étonnes, ça aurait été comme qui dirait ballot d’expliquer pourquoi pendant 20 ans d’occupation jordanienne les palos n’avaient pas encore conscience d’être une nation.

Dans un autre, on a le commentaire en contradiction avec ce que la caméra nous montre. On y voit des soldats israéliens interdire d’accès certaines zones de Jérusalem à des juifs, alors que comme le rappelait un des intervenants, ce qui a faillit faire étouffer Caroline Roux, quand les Jordaniens contrôlaient la vieille ville de Jérusalem, les juifs n’avaient pas le droit de s’y rendre.

En gros, la seule fois de l’histoire où les trois religions peuvent s’exprimer librement à Jérusalem, se déroule sous le drapeau israélien, mais puisque c’est des juifs, c’est mal.

Bande de médiocres.

Avec de fausses données démographiques vous vous emmêlez vous-mêmes les pinceaux et passez pour les pitres que vous êtes.

Pauvres cadavres sans âme! Vous vous moquez bien des morts et des blessés palestiniens, comme pour le Hamas et le Fatah: ils sont vos gagnes-pain. Votre misère humaine ne sera jamais comblée par vos richesses matérielles, et je vous plains au fond. Mais avant, je vais encore vous labourer les neurones avec une tronçonneuse empoisonnée au VIH.

Est-ce que Caroline Roux laisserait son Jean-Fragile, 24 ans, 2eme année d’école de commerce, aller à des manifs à St-Germain, si la veille les CRS avaient balancé des gaz lacrymogènes et caresser les côtes de quelques excités qui se prenaient trop au sérieux? Est-ce qu’aucun des bouffons sur le plateau aurait laissé son chiard manifester dans ce cas?

Alors qu’eux-mêmes nous relaient depuis plus de 50 ans que Tsahal est une armée sauvage, d’apartheid, sanguinaire, de fanatiques messianiques, et de buveurs de sang, comment trouvent-ils ça humain que des parents de Gaza envoient leurs gosses et leurs handicapés en ligne de front?

Si des obsédés du racisme anti-arabe en veulent, c’est là qu’il se trouve. Considérer les Palestiniens comme de la chaire à audimat, dans le meilleur des cas, je ne vois pas en quoi ça les aidera.

Pas un seul de ces vendus n’a parlé de l’argent des contribuables européens, quand il fut question de savoir qui donnait le plus aux Gazaouis. C’est l’Europe qui est dans le peloton de tête.

Les gens qui étaient dans cette émission nous injectent une bonne dose d’anxiété pour bien nous divertir de ce qu’il se passe ici, et sur lequel nous pourrions reprendre un peu de contrôle, si nous étions mieux informés. Honte à eux!

La capacité d’hystérisation des masses en France, dès qu’il s’agit de la pseudo-cause palestinienne, est pathétique. Ce phénomène, à lui seul, demande un article ou une série d’articles.

Je pense que ceux qui veulent vraiment qu’il y ait une chance de paix là bas, alors qu’ils sont ici, devraient éviter tout simplement d’en parler, car cela alimente toujours les passions, et la paix devient plus inaccessible.

Mais la réelle conséquence de cet acharnement à bas frais pour les élites qui exploitent l’exportation de ce conflit en France, c’est la nazification des esprits qui engendrera la nazification du pays.

Seulement, mon pote qui constate à quel point celui de Godwin n’est pas un argument que je reçois, l’antisionisme, même s’il représente un courant largement majoritaire en France, n’en demeure pas moins ontologiquement lié à un délire anti-juif. Evidemment, la majorité des propals le sont par ignorance totale et par effet de mode, wallah, j’exagère pas.

Mais les autres, il n’y a qu’à gratter deux secondes pour voir que ce qu’ils reprochent à Israël c’est d’être un Etat juif.

Et tu ne vas pas me dire que parmi les manifestants de Gaza, tu trouvais un pro-sioniste. Cela posé, allons dans le sens de ce plateau de «C’est dans l’air»; imaginons que les civils palestiniens et les membres du Hamas n’auraient pas dû se faire tirer dessus, et qu’en dernier ressort il fallait faire usage des canons à eau. Ok, imaginons que cela ne marche pas contre des dizaines de milliers de manifestants, et que certains arrivent à détruire une partie de la frontière internationale entre la bande de Gaza et Israël. Que sont supposés faire les soldats présents? Ne pas réagir, laisser faire une invasion ennemie au sens propre du terme, juste pour faire plaisir à des lobotomisés dans leurs salons à 20h dans le XVIe, comme à Pantin?

Le Hamas se plaint que les juifs ne leur offrent pas leurs cous pour qu’ils les égorgent. Et l’intelligentsia de notre pays appelle cela les droits des Palestiniens. Moi, j’appelle ça une mentalité de pute à SS. En les écoutant, ces invités ne veulent pas un Etat palestinien, ils veulent un Etat bi-national dans lequel les juifs se feraient progromer les miches, et ils accusent les you… pardon, les sionistes de ne pas être totalement chauds pour cette… solution.

Comme l’a dit Clémenceau pour finir, il est du côté de la France qui soutient la Palestine. Il est normal que les Israéliens soient majoritairement pro-Israël. Et c’est cela qui compte.

Au final, le sionisme est renforcé chaque heure par ces interventions médiatiques de plus en plus virulentes et surréalistes. Parce que le sionisme part du constat qu’une fois atteint du délire anti-juif, il n’y a qu’un effort sur soi qui permette de s’en soustraire et cesser de voir le monde par le prisme d’une obsession. Ce ne sont certainement pas les juifs qui pourront changer l’optique de ceux qui les haïssent. Cela se saurait. C’est donc l’aspect de réponse à la haine anti-juive du sionisme qui se renforce chaque fois que les juifs sont injustement attaqués, et bien sûr, quand c’est Israël qui est injustement calomnié parce que juif. Ce qui a été clairement le cas pendant une tranche de cette émission.

En attendant, je ne peux que constater que plus le délire propal est fort en France, et plus le FN monte, parce qu’entre temps, les joyeux soutiens de la plus belle cause du monde, transforment nos villes et nos campagnes en gazas, vu qu’ils se sentent compris en terre conquise.

Concernant un conflit extérieur, on choisit son camp clairement avec toutes les conséquences, on garde une neutralité totale, ou on la ferme.

 

RS

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Puisque c’est la saison…

     Je m’aperçois ces derniers temps que chacun a sa propre définition de l’antisémitisme, et la bonne manière de le combattre.

Ben, puisque j’ai un blog, je vais me faire plaisir aussi.

Pour me faire plaisir, il faut que je maîtrise mon sujet, alors j’ai bossé, et j’ai étudié ce que disaient les antisémites.

En tout premier lieu, je trouve que la haine anti-juive est une expression plus juste que le terme d’antisémitisme, car évidemment, tous les juifs ne sont pas des sémites, et les anti-juifs, ne sont pas foncièrement contre tous les autres peuples dits sémitiques. Je ne creuserai pas davantage le sujet ici.

Ensuite, la haine émanant de l’islam est assez simple à appréhender, il suffit de connaître cette religion. La première pétition des intellectuels demandant une réforme du Coran, pour contrer ses appels à la haine envers les juifs, m’a fait l’impression d’une gentille initiative sur fond de gauchisme utopiste… Les gars, la dernière fois qu’un mec a tenté de le faire, il s’est fait pendre pour apostasie au Soudan, il faut se documenter, et par principe, je ne te balance pas son blase à toi non plus, parce que nous, le simple peuple, devons un peu bouger notre cul au lieu d’attendre une appli qui le fera à notre place.

La seconde pétition a voulu réagir à la première qui ciblait l’islam en élargissant sa lutte à la haine émanant de l’extrême-droite. Ce qui est vrai, et c’est pour cela que je me suis plongé dans les méandres de ce qu’ils appellent la dissidence.

C’est beaucoup moins monolithique que du côté de l’islam.

Il y a la plus vieille forme de haine anti-juive, qui est la haine issue du christianisme. Elle est très marginale, car la plupart des églises ont une approche beaucoup plus amicale, voire, fraternelle avec les juifs, dans leurs discours officiels.

Dans ces cas, qui s’expriment sur des vidéos, dans quelques rares bouquins, et dans les commentaires de leurs adeptes, on sent bien que le juif est un être diabolique, sortant de la réalité terrestre. Je conseille aux juifs de leur montrer leurs cornes pour les effrayer.

Il y a ensuite la bonne vieille haine raciale de tonton adolf. C’est fou comme un gars qui a fait buter 20 millions de son peuple de seigneurs pour tuer 6 millions de sous hommes, inspire encore autant de respect aux seigneurs d’aujourd’hui. Mais, c’est moins ironique que le fait de se dire patriote ou «natio», français, luttant contre l’invasion de son pays, et dans un même temps, trouver dodolf formidable. Après tout, il n’y a que Mein Kampf à lire, et la France y est traitée comme une salope dans une cave à Sevran.

Mais, ils ne sont pas tous comme ça, attention. Il y en a qui sont anti-juifs, parce que c’est une race étrangère, particulièrement nocive, mais qui trouvent le NSDAP totalement ridicule. Pour eux, ces salauds de nazis ont jeté l’opprobre sur leur sainte croisade. Evidemment, pour la plupart d’entre eux, 6 millions, c’est sûrement exagéré, on-sait-pourquoi-tu-m’as-vu…

Arrive ensuite la belle haine, la haine acceptable partout, puisque son origine en est la cause la plus noble qui soit et qui fût. Il est de bon ton de s’afficher antisioniste et il aurait été fâcheux, surtout pour Israël, que la sublime cause palestinienne ne cache pas en son sein un peu de haine contre les juifs. Cela aurait voulu dire que les sionistes sont en tort quelque part. En effet, ce n’est pas à cause de l’occupation depuis 67 que les palestiniens sont anti-juifs, c’est à cause de cette haine que les Israéliens les ont envahis. Ce n’est pas parce qu’Israël a déclaré son indépendance en 48 que les Arabes sont anti-juifs, c’est à cause de cette haine que le grand-père du nationalisme palestinien a soutenu Hitler. Ce n’est pas parce que les Israéliens les expulsaient de leurs terres que les Arabes de Safed, Hébron et Jérusalem ont progromé des dizaines de juifs de ghettos dans les années 1920, c’est parce que depuis 13 siècles ils étaient élevés dans la haine du juif.

Or, la dissidence est à l’origine antisioniste, mon pote.

Mais, voilà, la réalité est assez obstinée, et certains ne sont pas si cons que cela, voire, même, intéressants.

De nos jours, se dire patriote en France sans trouver qu’il y a comme un léger souci avec l’islam et l’immigration, est une tâche très ardue, tout comme ne pas faire le lien entre la cause palestinienne et l’islam. A part la mouvance soralienne, plus personne dans ces courants ne dit plus que tout est de la faute des you… juifs. Et certains, en fait deux ou trois, que j’ai pu repérer, se disent même carrément pro-sionistes. Dans leurs fantasmes, Israël est un pays ethno-centré (les pauvres, s’ils connaissaient les chiffres des minorités là-bas), où tout le monde bute du reubeu en faisant du business, ou en buvant du sang. J’exagère, mais pas trop quand même.

Ce qui est fascinant, c’est que tu trouves toutes les définitions du mot sionisme, sauf la seule correcte. Ce n’est pas très compliqué pourtant. La légitimité des juifs de retrouver la souveraineté sur leur terre ancestrale et dont ils portent le putain de nom. On peut être pour, on peut être contre, mais appeler sionisme, un complot mondial visant à rendre les juifs maîtres des courgettes en or de tout l’univers tout en préparant la venue de Lucifer et en violant des enfants blonds ou albinos, c’est autre chose. Peut être que ce complot juif, ou un autre, existe. Mais ce n’est pas le sionisme.

Par un hasard extraordinaire ces derniers temps, la dissidence se clash de plus en plus violemment. On y était habitué dès l’origine, mais les dissidences dans la dissidence étaient des affaires de fric et d’ego, jusque là.

Là, des polémiques apparaissent et prennent un tour très violent.

La véritable ingénierie de la dissidence s’est faite au FN. Le FN, à l’instar de Terra Nova, a parfaitement compris qu’il existait un électorat musulman dans certains quartiers. Et en cas de triangulaire, ce qui est souvent le cas du FN, un vote issu de l’immigration est nécessaire pour espérer se faire élire. Ce faisant, ce mouvement a attiré des gens de gauche.

Au final, les gars se déchirent en se traitant chacun de suppôt des juifs, ou d’agent du Mossad. On les entend parfois s’excuser de ne pas pas être à fond dans le complot juif mondial, et de vouloir privilégier la lutte contre l’islam.

Tu parles, la réalité dépasse toujours la fiction, c’est pour cela que je préfère cent fois un bon bouquin d’histoire bien technique à un roman lauréat du prix d’un quelconque bar-tabac.

Jamais, les régimes qui foutaient tout sur les dos des juifs, n’ont pas en même temps fait massacrer leurs propres peuples.

Jamais, une idéologie qui voyaient en le juif le mal incarné, n’a proposé de solution humaniste à son propre peuple. Hitler a fait tuer sa putain de nièce malade mentale, et une autre s’est suicidée parce qu’il l’enfermait et la sautait depuis qu’elle avait 16 piges. Hum, c’est beau une race bien saine.

Jamais des politiciens qui disaient lutter contre la pauvreté de leurs peuples en spoliant les juifs, accusés de s’approprier l’économie nationale, n’ont pas détourné des fonds publics pour leurs pommes et n’ont pas instauré un régime ultra-corrompu et inégale socialement. Bien sûr, les nazis étaient les champions de la corruption; les témoins allemands racontent comment n’importe quel nazillon dans les ruines de n’importe quel patelin du Reich pendait son frère à n’importe quelle branche pour n’importe quelle bouteille d’alcool, lors de la dernière année de la guerre. Mais je sais qu’on trouve toutes les excuses aux nazis dans la dissidence, juste pour faire chier la bien-pensance.

C’est clair qu’il faut lutter contre la pensée unique, mais ce n’est pas une raison pour mal penser absolument.

Bref, depuis Pétain, jamais l’extrême-droite n’a été aussi proche du pouvoir, et ils sont peut-être sur le point de faire tout capoter juste à cause de leur délire anti-juif, et curieusement, aussi pour des questions d’argent, parce que le marché sature et youtube ne peut pas rapporter des millions à tous les glands qui ont une webcame et qui trouvent que le système est trop sioniste… Tu peux utiliser le mot schtroumpf, à la place, c’est pareil, dans ce cas, je te l’ai déjà expliqué.

Et puisque cet article, qui est vraiment beaucoup trop long, ne sera sûrement lu par personne, et c’est sûrement tant mieux, je ne ferai pas ici de développement sur la haine des juifs venant de la gauche, pourtant passerelle entre son extrême et la dissidence, de même que je pense que la haine des juifs quand elle se manifeste chez des minorités autres que musulmanes, est tellement pathétique, qu’au final, j’estime que ça ne vaut même pas le coup de prendre la peine de leur expliquer à quel point elles se rabaissent. Quant aux juifs qui ont la haine de tous les autres juifs, j’ai une solution pour eux, leurs potes leur expliqueront.

Je veux finir sur une note qui va certainement agacer les connexions synaptiques d’un certain lectorat.

La proportion de personnalités juives en France est bien au-dessus de ce que les juifs représentent dans la société en nombre. Et il serait stupide pour une nation de se plaindre d’avoir davantage de médecins, de juges, d’avocats, de profs ou d’ingénieurs.

En revanche, a-t-on aujourd’hui absolument besoin d’Hanouna? Serait-il le seul juif du PAF, pour avoir absolument besoin que le niveau zéro de la culture populaire (ça fait mal, mais tu te réveilles: t’es en 2018) soit incarné par un juif? Pourquoi n’y a-t-il pas une pétition des juifs contre les Balkany? Ou contre les dîners du CRIF? Ou qui réclame que BHL soit entarté constamment pour l’empêcher d’agir et de parler? Et j’en oublie, volontairement, parce que je sens que je vais parler de Marek Alter, de Cohn-Bendit, de DSK ou d’Attali.

Ils sont dans leur cosmos, en ignorant complètement que pour chacune de leurs interventions, ils créent trois petits nazillons qui utilisent les vieux et confortables refrains anti-juifs pour aiguillonner leur idéologie qui ne peut qu’exceptionnellement tolérer la lecture de plus de quatre livres dans leurs misérables vies, qui sera plus marquée par les prestations audiovisuelles de ces juifs de cour qui usurpent leur célébrité que par une réelle connaissance de l’histoire de France… ou du IIIe Reich.

Dans des cerveaux de la dissidence, leur schéma cérébrale entre en collision avec la réalité qui s’apprête à les finir à la pisse au moment où ils ouvrent les yeux; les juifs sont censés avoir fait venir les «Arabes et les Noirs» pour remplacer les «Blancs» en Europe, mais voilà, les juifs se font plus défoncer par ces «Arabes et ces Noirs» qui ne négligent pas les «Blancs», non plus, et Zemmour est un de leurs apôtres. Cela créé donc une dissonance cognitive, et ceux qui voudraient tout expliquer par leur haine des juifs, mais qui observent que la plupart des juifs souffrent des «mêmes problèmes» qu’eux, en arrivent tout bonnement à mettre cette haine des juifs au second plan, voire, de ne plus vraiment la prendre totalement au sérieux.

C’est ce type d’expérience que certains juifs peuvent avoir ressenti en lisant cette critique de la mentalité putassière de certains juifs connus. Et ça devrait en dire assez long sur leur propre merde mentale.

Ce n’est pas grave, parce qu’on peut toujours changer, et que de toute façon, tout comme cette haine polymorphe, elle n’est qu’un épiphénomène dans un océan de galaxies de connerie crasse. Ce qui me fait constater que moins t’es con et plus t’es seul dans ce monde qui, lui, est vraiment vulgaire.

 

RS

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Bachar a gagné; la guerre ne fait que commencer.

     Aujourd’hui, à Sotchi, Vladimir Poutine rencontrait les dirigeants turc et iranien. La veille, il avait accueilli Bachar Al-Assad, et pour cause; le président russe a annoncé la fin de la guerre de Syrie.

Pour nous, en France, cela signifie avant tout la victoire sur l’Etat Islamique (EI). Nous en réjouir serait fort mal comprendre le phénomène.

Daesh a démontré qu’après la chute d’Al-Qaïda en Afghanistan le mouvement djihadiste était capable de fonder un Etat dans tout le monde sunnite où une zone géographique était abandonnée par les institutions régaliennes officielles. On l’a vu avec AQMI, en Afrique de l’Est et de l’Ouest, en Lybie, en Irak et en Syrie.

En premier lieu, l’EI est encore présent dans cette zone syro-irakienne. Il est possible qu’ils disparaissent, à la condition qu’ils bénéficient de la complicité des Turcs, des Iraniens ou des Syriens, et plus probablement, de la complicité combinée de ces trois régimes. Mais, même si cela se produisait, nous verrions bientôt un nouvel Etat djihadiste surgir à la première occasion dans le monde sunnite.

Ensuite, si à Sotchi Vladimir Poutine a annoncé la fin des opérations militaires en Syrie, c’est donc que la victoire ne peut être réclamée par les Occidentaux. Preuve en est; Bachar Al-Assad est toujours en place, et c’est tout juste s’il ne fait pas partie des vainqueurs officiels. Dans quelques semaines, mille deux cents représentants de toutes les tendances en Syrie, devront se réunir sous l’égide de la Russie afin de trouver un terrain d’entente sur les réformes à apporter au pays. D’une part, on n’imagine sans peine la cacophonie que représentera cette conférence de mille deux cents opposants, desquels, les démocrates progressistes en sortiront les grands perdants. D’autre part, quand on sait que le multipartisme en Russie signifie que des petits partis peuvent exister, à condition qu’ils suivent et ne critiquent jamais la politique du gros parti du président, le scepticisme s’impose, juste par peur de passer pour un imbécile en soutenant que la Russie et Bachar instaureront un régime démocratique après la conférence.

Dans ces conditions, croyez-vous que les réfugiés syriens voudront retourner dans leur pays?

A-t-on trouvé une solution au problème du retour des djihadistes en Europe?

L’absence des Européens, de la France, et des Etats-Unis en dit long sur la nouvelle donne mondiale.

Car il ne s’agit ni plus ni moins que d’assumer un leadership mondial.

La Turquie, membre de l’OTAN, extrêmement proche de l’UE et soutenue par Washington, a joué un rôle plus que trouble lors de l’avancée de l’EI en Syrie; quant à son rôle vis-à-vis des seuls alliés objectifs des démocraties dans la région que sont les Kurdes, il est clairement criminel.

Or, voici que la plupart des musulmans d’Europe se retrouvent, bon gré, mal gré, représentés au niveau des plus hautes instances communautaires, par des dirigeants proches de la mouvance d’Erdogan. On se souvient que ce dernier n’a pas hésité à donner des instructions de vote lors d’élections européennes, selon ses propres intérêts, qu’il a tendance à confondre avec ceux du peuple turc.

La présence turque à Sotchi renforce considérablement le régime de l’AKP.

Et que dire de l’Iran? L’arc chiite est devenu un cercle de feu. Liban, Syrie, et Irak sont ses dépendances du Nord. Le Yémen et le Hamas ses satellites du Sud. On peut y ajouter le Qatar, qui se retrouve au cœur d’un ouragan, et qui, tôt ou tard, devra faire appel plus ouvertement au soutien iranien. L’Arabie Saoudite allait-elle accepter l’encerclement? Supporter sans rien dire la concurrence politique et religieuse? Là encore, quand la France tente de faire entendre sa voix au Liban, lors de l’affaire de la démission d’Hariri, son action est à la diplomatie, ce que le buzz est au journalisme. Très utile en accessoire, mais une perte de temps quand c’est le principal.

Allons-nous percevoir une nette diminution des attaques de véhicules? Des bombes artisanales? Des attaques au couteau, à la machette ou à la hache?

On ne reconnaît pas aux Kurdes un Etat. On va accepter qu’Assad, qui avait ouvert ses prisons pour permettre aux djihadistes de former une armée, gagne la partie alors qu’il était la source du problème.

Combien de soldats des forces spéciales ont combattu auprès des Kurdes, de pilotes, de marins? Combien de Français sont tombés? Leur mort nous permet-elle de peser sur le règlement du conflit? Que vont devenir les réfugiés syriens?

Les régimes russe, turc et iranien nous annoncent, ce 22 novembre, qu’ils ont mis fin à la guerre de Syrie, donc, qu’ils nous protègent, nous les Européens. Ils s’affichent en alliés et en puissances.

Mais, on ne crée pas d’alliance stratégique sans avoir un adversaire. Ce n’est pas la Chine, ni le Japon, l’Afrique appartient déjà à d’autres, et les Américains sont un continent-île, pour l’instant, trop puissant…

 

RS

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Marine et Manu en direct.

       J‘admets ne pas avoir vu venir l’ancien ministre de l’économie; mais, comme prévu, Marine Le Pen est au deuxième tour, et a terminé devant tous ses autres concurrents du premier tour.

Il faut aussi préciser que les affaires touchant François Fillon n’étaient pas encore connues, aussi, était-il impossible d’imaginer l’effondrement de son soutien.

La force de Fillon résidait dans sa présupposée honnêteté, comme je l’ai écrit.

J’admets d’autant plus volontiers m’être trompé dans les détails de mon pronostic, que je pense que le pays a gagné au change. J’adhère nettement plus au discours d’Emmanuel Macron qu’à celui de François Fillon.

Au lendemain du débat qui a opposé Marine Le Pen à Emmanuel Macron, cette conviction est renforcée.

Non seulement il a été plus clair, mais, en plus, il a présenté de profonds changements, importants à mes yeux, comme la réduction du nombre des parlementaires et le non-cumul, par exemple.

Mme Le Pen a été parfois violente, parfois cruelle, mais souvent langue de bois, toujours vague et assez vulgaire, comme peuvent l’être certaines bourj qui ont grandi avec papa qui est toujours en réunion.

Malgré tous les efforts des mélenchonistes (i.e. d’un gauchisme ayant pratiquement perdu sa moelle épinière), Marine Le Pen ne passera pas cette fois. Ce qui rend la tâche singulièrement facile pour M. Macron, pourtant sans écurie politique; il fallait l’effondrement de LR pour qu’il accède au second tour, ce que les mélenchonistes nieront.

Mais y a-t-il raison de se réjouir, ou même d’espérer?

Dans la Ve République le président ne gouverne pas. Le premier ministre avec le gouvernement représentant la majorité de l’Assemblée nationale dirigent le pays. Donc, sans majorité, M. Macron ne pourra pas appliquer son programme. Et il n’aura pas de majorité. J’entends par là, qu’il pourra sans doute dégager une coalition dont En Marche serait le centre, mais que cette coalition ne pourra pas durer, parce que les personnes peuvent changer d’étiquette politique, mais elles ne peuvent se changer pour autant. M. Macron jouera le rôle d’un président du Conseil sous la IVe République. Mais il ne démissionnera pas et, dans moins de trois ans, il sera obligé de dissoudre.

Un parti nouveau comme En Marche ne pourra pas s’opposer à une grande part de proportionnelle pour les législatives, ce qui pourrait offrir 30% des sièges à un Rassemblement Bleu Marine incluant le FN, mais pas Debout la République, ou d’autres qui pourraient émerger après l’explosion de LR. Car il paraît fort improbable qu’une majorité de droite républicaine puisse se dégager lors des prochaines élections. Ils vont être sûrement le premier parti au parlement dans les deux chambres, mais, avec les alliances, je ne doute pas beaucoup du potentiel attractif d’un portefeuille ministériel, et qu’Emmanuel Macron saura persuader assez de monde pour dégager une majorité éphémère.

Mais, ce que j’exclus totalement, c’est une victoire du PS.

Et si, encore une fois, je me trompais et que LR allait remporter les législatives, il serait encore plus certain qu’ils n’appliqueront pas le programme de M. Macron.

Ce que je veux faire ressortir, c’est que Macron ne pourra jamais mener sa politique et ses réformes.

Les syndicats vont tout bloquer à la moindre tentative de réforme puisque la gauche de gouvernement est assimilée à la droite, voire, à l’extrême-droite.

Donc, les résultats ne seront pas au rendez-vous.

De même, je crains que les djihadistes n’épargnent pas particulièrement la France ces prochaines années, ni que le futur chef de l’Etat insufflera l’amour de la patrie à toute une partie de nos concitoyens.

Ce qui est dommage, c’est que Marine le sait, et qu’Emmanuel ne l’a visiblement pas compris. Il échouera. Il a été choisi pour assurer le fardeau d’être celui qui sera obligé de donner les clés de la République au clan Le Pen.

Marine Le Pen ne veut pas du pouvoir en 2017. Il lui faut une équipe gouvernementale, et sa seule façon de l’obtenir serait de profiter de la déconfiture de la droite républicaine. Il lui faut moins de cinq ans pour cela (d’où le rôle d’opposante, et non de présidentiable, qu’elle a joué hier soir)…

Parce que ce qui fait la différence entre les pourris, les incompétents et les lâches qui nous gouvernent depuis plus de quarante ans et Le Pen et Mélenchon, c’est que ces derniers, une fois au pouvoir, réduiront encore plus drastiquement les possibilités des citoyens de s’opposer à leurs politiques ou celles de jouir de leur liberté d’expression politique.

Une fois au pouvoir, je ne vois pas le FN le remettre au suffrage universel sans avoir bien faussé le jeu en amont. C’est donc pour cela que la constitution d’une équipe gouvernementale est le véritable enjeu actuel pour Marine Le Pen.

Ce n’est pas très compliqué, il lui suffit de ne rien faire et de laisser venir à elle des élus désireux de conserver leur siège quand elle sera à 45% dans les sondages. Je promets de gros «chocs».

Instabilité parlementaire et explosion du paysage politique sont les deux ingrédients principaux pour un changement brutal de régime. Pour l’heure, jamais ce ne fut au bénéfice d’une révolution prolétarienne dans les sociétés dans lesquelles la classe moyenne était dominante.

Mais selon Mélenchon et son électorat de bobos, je n’ai rien compris.

 

RS

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Pronostics sur des canassons.

       Nous voilà en France à la veille d’élections nationales majeures.

L’incertitude qui plane sur le devenir proche de notre vie politique n’est pas un phénomène typiquement français, mais c’est celle qui nous intéresse ici.

Puisque les présidentielles vont influencer le résultat des législatives, il semble logique de commencer par étudier ce volet.

De gauche à droite, et sans compter les micro-candidatures, nous aurons Mélenchon, Jadot, le candidat issu de la primaire des gauches, Macron, peut-être Bayrou, Fillon, Dupont-Aignan et Le Pen.

Cette dernière est certaine d’arriver en première place pour le second tour. Je persiste à penser que si, par malheur, plus de deux attentats majeurs se produisaient en France, d’ici le mois de mai 2017, Marine Le Pen pourrait se faire élire dès le premier tour avec 50% plus une voix.

Cependant, je ne crois pas que cela sera possible aux islamistes et que cette éventualité se concrétisera.

Aussi, le candidat arrivé en seconde position du premier tour deviendra certainement le futur chef de l’Etat, sauf s’il s’agit de Jean-Luc Mélenchon. La France a trop fait reposer sa richesse sur le patrimoine pour que la majorité des Français ne préfèrent pas l’extrême-droite à l’extrême-gauche, si les évènements les réduisaient à faire ce choix.

Malgré tout, il n’est pas impossible que Mélenchon parvienne à percer, car si Macron prend plus de voix à droite qu’à gauche et que le candidat désigné par la gauche de gouvernement soit un Montebourg, un Hamon ou un Filoche, l’électorat de gauche sera plus enclin à tenter la carte Mélenchon.

En fait, même si Manuel Valls sortait vainqueur des primaires, il ne sera pas à plus de cinq points au-dessus de Jean-Luc Mélenchon.

C’est ce qui me pousse à dire qu’avec à peine 20% au premier tour, François Fillon est sûr de devenir le prochain président de la République. Si Alain Juppé ou même Nicolas Sarkozy avaient été élus, ils auraient gagné avec un score similaire.

Il est donc plus que probable que LR remporteront la majorité des sièges à l’Assemblée, lors des législatives à suivre. Vu que l’on ne connaît pas encore exactement les modalités de cette élection (proportionnelle ou pas et quel degré de proportionnalité), il serait bien hasardeux de prédire le nombre de sièges du FN, mais deux choses sont prévisibles d’ores et déjà: d’une part, il y aura au moins une dizaine de députés FN ou affiliés, et, d’autre part, le FN ne représentera pas 30 à 35% des membres de l’Assemblée nationale, alors que ce sera le résultat de leur présidente aux présidentielles.

Ajoutons à cela, les blocages syndicaux auxquels François Fillon devra faire face, un redressement économique qui n’interviendra pas puisqu’il ne dépend pas de la politique d’un gouvernement précis, mais d’une conjoncture internationale qui se moque pas mal de la santé économique de quelques pays européens. Je vois mal les barons LR soutenir un Fillon contre vents et marées, surtout si, de surcroît, les attentats ne cessaient pas… Et François Fillon n’a rien compris au problème; il en a fait un livre.

Evidemment, normalement, le PS ne devrait pas survivre aux deux défaites qui l’attendent en 2017.

Avec l’expérience que l’on a de cette formation, il est pourtant probable que le PS se maintienne en vie, de par l’acharnement thérapeutique de la part de mammouths qui auront tout à perdre à voir disparaître la vache (sacrée) à lait qui les nourrit depuis des décennies.

Il est clair qu’Emmanuel Macron ne correspond pas à un quelconque renouveau de la gauche. Il est le Lamartine de son temps, le talent littéraire en moins, l’honneur de se faire comparer, en plus.

Si la gauche persiste dans son choix de favoriser l’extrême-droite, juste pour se différencier de la droite sur le seul domaine de l’islamisme, alors, la gauche n’a plus de futur. Car une fois Marine Le Pen au pouvoir en 2022, il n’y aura plus de gauche.

Ce qui est assez ironique, lorsque l’on pense que ce serait plus aux niveaux économiques et sociaux que gauche et droite devraient se disputer le gouvernement, en faisant montre d’unité face à une agression étrangère, mais ils font l’exact opposé.

Cependant, le PS ne pourra pas non plus sortir indemne des élections de 2017. Il y aura scission et au moins un nouveau parti émergera. S’il ne propose pas un nouveau cadre idéologique aux progressistes, raisonnable et adapté, alors ce parti ne servira à rien d’autre qu’à faire mousser un personnel aveuglé par l’ambition et totalement déconnecté des attentes des citoyens.

Il n’y a que cinq ans pour agir.

 

RS

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François Fillon en tête de la primaire à droite.

       A l’issue du premier tour de la primaire de la droite et du centre, François Fillon et Alain Juppé seront les deux personnalités en lice le 27 novembre prochain pour la désignation du candidat officiel.

François Fillon est arrivé en tête du scrutin et est en bonne voie pour remporter l’investiture de son camp politique.

Donné perdant jusqu’à très récemment, le dernier débat télévisé des sept candidats a manifestement été un tournant pour l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy.

Du point de vue de l’électorat de droite, le résultat d’hier indique une adhésion, mais aussi des rejets.

Bruno Le Maire et NKM ne comptaient pas vraiment devenir les futurs présidents de notre République; ils se positionnaient pour leurs propres carrières. Tactique classique s’il en est. Malheureusement pour lui, Jean-François Copé, qui a adopté la même démarche, n’en tirera aucun bénéfice.

Les électeurs ont rejeté Nicolas Sarkozy; la perspective de rendre fou l’électorat de gauche ne fut pas suffisante.

Car la droite souffre, et elle souffrait avant 2012. Depuis Chirac (en réalité, dès Giscard, ce fut le cas), nous avons l’impression que la droite est avant tout libérale, alors qu’elle est plutôt conservatrice, mais elle n’a pas eu de leader sérieux jusqu’à ce que François Fillon se mette en avant. La droite est autant libérale que la gauche quand celle-ci accède aux commandes et cela n’a échappé à personne. Le sujet du traitement de la fonction publique n’existe que parce qu’il représente des enjeux électoraux cruciaux pour la gauche qui perd des pans entiers de son électorat classique. Les gens qui votent pour la droite expriment plus le souhait que la société française demeure figée dans les trente glorieuses, voire, les années 1990 pour les plus jeunes, que celui de supprimer le RSA et la CMU. La présence symbolique de M. Poisson n’a fait que confirmer cette thèse, tout comme l’importance du soutien des mouvements actifs dans la «Manif’ pour tous».

Le PS a obtenu ce qu’il voulait: empêcher le retour d’un Sarko que l’on sait revanchard. Mais il n’a pas réussi à imposer Juppé pour l’instant. Les conservateurs ne sont pas tombés dans le panneau de soutenir un homme condamné, et il est peu probable qu’ils le fassent lors du second tour, mais pas impossible, avec la structure ouverte des primaires.

Il faut bien souligner que si Juppé n’est pas arrivé en tête, c’est parce que seuls les sympathisants de la droite et du centre se sont déplacés. La gauche et l’extrême-droite n’ont pas influencé le résultat.

Même si le passé judiciaire de Juppé semble faire moins honte que les affaires en cours dans lesquelles Nicolas Sarkozy est cité, les électeurs de droite ne veulent plus rougir de leurs dirigeants.

Enfin, François Fillon possède sur Alain Juppé l’avantage de l’âge pour un camp qui entend bien se maintenir au pouvoir en 2022. Et ils pensent, comme tout le monde, que Fillon ne sera pas pire que Hollande, comme la majorité était certaine que Hollande ne pouvait pas faire pire que Sarkozy.

Pensez: Fillon veut abolir les 35 heures. Quelle réaction peut-on attendre du monde syndical? Est-ce que cela n’entravera pas la reprise économique qu’il prévoit?

Afin d’éradiquer Daesh, il veut ouvrir une ambassade à Damas. Mais ce ne sont pas les moudjahidins en Syrie qui nous attaquent. Quid des réfugiés qui se sentiront trahis si l’on renoue des liens avec Assad?

Fillon veut se rapprocher de la Russie de Poutine, il n’est pas le seul, Mélenchon et Le Pen ne prônent rien d’autre. Faut-il vraiment autant aider les Etats-Unis à se désengager après l’élection de Trump? Parce que la conséquence directe sera que l’Europe se retrouvera seule, divisée et en première ligne et ainsi elle sera obligée de faire de lourdes concessions aux pires régimes qui l’entourent.

A la rigueur, avec un réseau et des relais, François Fillon pourrait se représenter en 2022, même si son quinquennat sera aussi difficile que celui de ses prédécesseurs, et certainement encore plus s’il applique son programme, mais François Fillon devra gouverner sans appui, pas même dans son camp passé maître dans l’art du sabordage.

C’est la situation qui empêche aujourd’hui François Hollande de briguer un second mandat. Le candidat à la candidature François Fillon doit donc, dès à présent, structurer une équipe de fidèles compétents s’il ne veut pas finir comme ceux à qui il s’oppose aujourd’hui et devenir le président sous qui l’instabilité parlementaire se sera installée. Une place, jusque là, réservée à Alain Juppé.

Bonne chance!

 

RS

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Trump et nous.

       L‘élection de Donald Trump à la Maison Blanche est un événement mondial, cela n’aura échappé à personne.

Il n’en reste pas moins que l’enjeu est avant tout américain.

Aucun président ne peut, seul, changer la politique américaine. Non seulement le Congrès (surtout le Sénat) est primordial dans le système institutionnel américain, mais surtout, l’Administration n’est pas modifiée du tout au tout avec l’arrivée d’un nouveau président.

L’Etat-nation a prospéré dans le cadre d’un système capitaliste industriel où le siège du pouvoir se trouvait dans des parlements sensés représenter le peuple.

Puis, les démocraties (chacune à son rythme) sont peu à peu passer de l’Etat-nation à l’Etat-providence. Aux Etats-Unis le processus s’est effectué entre les deux guerres, en Europe, principalement après la Seconde guerre mondiale.

Ce passage s’est accompagné d’une modification du système économique dans lequel l’élément financier prédomine la dimension productiviste et industrielle. Glissant ainsi du cadre capitalise pur à celui du libéralisme financier, l’Etat-providence n’a plus besoin d’une nation de citoyens, mais de consommateurs; le centre décisionnel politique s’est donc translaté des parlements aux administrations.

L’élection de Trump ne changera pas grand chose directement.

Les mesures qu’il a annoncées tout au long de sa campagne ne seront pas mises en application pour la plupart, car tout changement brutal entraîne une incertitude économique, renforcée par le fait que Trump a une approche plus capitaliste que financière. Or, dans une économie tenue par la finance, cela signifie une crise financière dans une Amérique sur-endettée, avec les conséquences planétaires que cela engendrera.

Nous vivons encore, en Europe, le contre-coup de la crise des subprimes de 2008.

L’Administration américaine va donc le mettre sous tutelle, comme elle l’a fait en matière de défense avec Obama.

Nous connaissons sur le vieux continent, et particulièrement en France, un schéma similaire, mais néanmoins différent.

Aucun mouvement politique n’a pu encore faire un constat juste sur l’état du monde après la chute du bloc soviétique, et de cette faute d’appréciation découle une accumulation d’erreurs qui mettent le régime démocratique en danger.

La division factice entre gauche et droite de gouvernement n’a aucune incidence pratique sur le terrain, elle ne sert que les intérêts d’un personnel professionnel de la politique; des politiciens qui considèrent les électeurs comme des clients. Alors on doit faire appel à leurs sentiments, avec démagogie, on joue sur leurs peurs, avec leurs croyances religieuses, leurs haines et leur mesquinerie.

Les citoyens s’impliquent de moins en moins dans la vie politique et cessent de voter, d’autres fuient vers les extrêmes, ou encore, ils se cramponnent à leur famille politique avec le fanatisme des sectaires.

La divergence de points de vue n’est plus la richesse d’un débat mené de bonne foi avec comme seul objectif l’intérêt général, mais une lutte fratricide au sein d’une même nation.

C’est ce que veulent les professionnels de la politique… Tant que les extrêmes peuvent être contenus par des aides sociales et la sécurité d’une société en paix.

Mais quand les gouvernants ne peuvent plus garantir la prospérité, ni la sécurité, ni même la paix, alors, les extrêmes se renforcent : c’est la situation de la plupart des pays occidentaux actuellement.

Dès ce constat posé, la question qui s’impose est celle du tempo des alternances.

Je m’explique: le système politico-économique dans lequel nous vivons se meurt, aussi l’enjeu primordial de tout démocrate de nos jours n’est plus l’environnement, l’économie ou le droit social, mais bel et bien la préservation du régime démocratique duquel toutes les solutions dépendent. Or, d’une part, l’extrême-gauche n’a aucune chance de parvenir au pouvoir dans des pays dans lesquels la classe moyenne est majoritaire, et d’autre part, l’extrême-droite ne passe au pouvoir qu’après l’échec de la gauche ou avec l’explosion de la droite conservatrice. Souvenons-nous que l’extrême-droite n’est pas conservatrice, elle est révolutionnaire, mais elle s’appuie toujours sur une base réactionnaire, constituée de conservateurs qui ont une peur-panique d’un bouleversement qu’ils imaginent inéluctable et à leur détriment.

Si l’on prend le cas de la France, cela ressort clairement: Chirac et Juppé ont démontré qu’ils ne pouvaient pas mieux faire que Mitterrand et Balladur; après la dissolution, Jospin a démontré qu’il menait une politique clairement libérale. Le 11 septembre, la montée du phénomène islamiste en France, sur fond de seconde intifada importée sur le sol de la République, et qui a donné le spectacle navrant que la «rue arabe» et ses cortèges fanatisés et violents faisaient désormais partie du paysage urbain français; tous ces éléments ont conduit à faire passer Jean-Marie Le Pen au second tour en 2002.

Ce n’est donc pas sans cohérence que cinq années plus tard, les Français ont préféré la droite dure de Sarkozy, à la « France juste » de Royal.

Dès lors, la montée des extrêmes était immuable en l’absence d’un renouvellement doctrinal de la gauche. La gauche gouvernementale a davantage assumé un libéralisme total, et la gauche contestataire n’a gardé de l’époque soviétique que le caractère idolâtre des pires régimes du monde actuel. Bref, une entreprise de haute trahison, payée par nos impôts.

C’est pour cela qu’il fallait voter Sarkozy en 2012, pour au moins se donner les moyens d’espérer que la gauche prenne le temps d’offrir une vision neuve de la politique, qu’elle en ait la possibilité.

Parce qu’une gauche non préparée, sans véritable projet, ne pouvait qu’échouer dans le contexte économique et international du siècle naissant.

Puisque la droite molle s’était manquée, suivie par la droite dure, puis par la gauche molle, et qu’il ne faut pas s’attendre à ce que l’extrême-gauche remporte la majorité des voix dans un pays riche comme la France, nous comprenons que la montée au pouvoir de l’extrême-droite est imminente et que seuls des sursauts (que l’on pourrait qualifier de spasmes si l’avenir se révélait être sombre) seraient à même de contrer pour encore quelques années.

Plus les citoyens tarderont à faire émerger un nouveau mouvement progressiste, moins il y aura de chances de parvenir à devenir une force qui puisse arrêter l’ascension de l’extrême-droite.

Donald Trump s’est fait élire 45e président des Etats-Unis, où l’extrême-droite est exclue du pouvoir depuis au moins Lincoln. Il ne sera pas un bon président, et ce choix aura de graves conséquences aux Etats-Unis et dans le monde. Mais après lui, les démocrates passeront, même s’il effectue deux mandats.

Si Marine Le Pen devient Présidente de la République, qui veut parier qu’il y aura d’autres élections libres après?

RS

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